À l'ère de la téloche, des tablettes et ordis, elle a su s'imposer dans tout ce micmac. Elle? C'est...

1 - Historique d'un phénomène

Pour commencer ; pourquoi classer la publicité en tant que phénomène de société ? Pour la bonne et simple raison qu’elle est à son apogée, et que plus que jamais elle influe sur la vie de tous les jours !

En effet, avant, on pouvait entendre « La suite, après cette page de pub ! ». 

Aujourd’hui ce n’est plus une page ; c’est un chapitre.

Un véritable conte, une encyclopédie chargée de nous expliquer ce pourquoi l’homo modernicus vie et respire: acheter! C’est en quelques sortes la genèse de la consommation, le grand commencement d’une chaîne partant d’un simple produit tel qu’un yaourt, et qui au final sera quelques cuillères de rêve absolu, d’un monde fantastique où les poneys gambergent joyeusement dans des prairies aux fleurs abondantes. 

Mais trêve de bavardages inspirés ; et venons-en au vif du sujet. 

Si on prend en compte le fait qu’une annonce tienne du registre publicitaire, alors le principe de la réclame remonte à l’Antiquité ! Car si Dieu a créé le monde en 6 jours (rapide pour un ancêtre), l’homme créa la pub en 2000 ans. En effet, des archéologues ont retrouvé en Italie des fresques prônant la violence et l’extase d’un combat de gladiateurs. Si le support est ici différent, le principe est - et demeure le même : vendre ! 

Au Moyen-Âge, pas besoin de se creuser la tête pour se remémorer le célèbre « Oyez, Oyez »

 (petite parenthèse linguistique. Beaucoup se penchent sur la question ; « Faut-il dire « Oyez », ou « Oyé » ? Dans la logique, on aurait plutôt tendance à rajouter « -ez » à la fin ; en guise de bonne terminaison du verbe « Ouïr » mis à l’impératif, à la 2° personne du pluriel. Ce qui signifierait « Ecoutez, écoutez ! », et conviendrait donc parfaitement. Mais le « Oyé » va tout aussi bien, car on pourrait le considérer comme une onomatopée moyenâgeuse, ce qui donnerait « Ouhou ?! » de nos temps. Oyez ou Oyé, à vous de choisir ; les deux se valent...) Nous disions donc... Au Moyen-Âge, pas besoin de se creuser la tête pour se remémorer le célèbre « Oyez, Oyez ». La plupart des gens étant analphabètes, les annonces se faisaient surtout par voie orale, pour vanter les mérites de la régence. 

À la Renaissance, la publicité se manifeste par des tracts où des affiches murales, sans plus.

Durant la période du classicisme (17°-18° siècles), le château de Versailles va se définir comme la plus grande campagne de pub jamais menée par la monarchie, vantant la puissance et le rang de Louis XIV, le Roi Soleil.

Vient ensuite le grand tournant dans l’histoire de la réclame : la révolution industrielle, au 19° siècle. Un français, Émile de Girardin, va insérer dans son journal, La Presse, de la publicité pour des enseignes et commerces locaux. Cela va permettre de réduire le prix de vente, et va se révéler une technique rentable pour attirer du lectorat. Le concept de la publicité dite « médiatique » - celle qui se manifeste le plus souvent aujourd’hui – est alors né. 

Au 19°, on peut noter l’apparition d’une certaine bouteille gazeuse brunâtre aux vertus énergisantes. Coca-Cola, emblème de la promotion, commençait déjà à se faire adopter dans le cœur de l’Amérique. 

Dans les années 20-40, on mêle l’industrie florissante du cinéma à celle de la publicité, pour donner le spot publicitaire, les slogans en tous genres, et top models bronzés qui vont avec (A vrai dire, à cet époque, il s’agissait surtout de publicité pour l’armement et de propagande pro – untel. Un petit écart, comparé à la tenue des baigneuses...).

Jusqu’ici, le concept et les techniques de séduction du consommateur n’ont pas tellement changé. 

Mais le support, SI ! Et comment, puisque l’on voit de plus en plus apparaître une diversité de supports absolument faramineuse ! Pour exemple ; de la capsule chargée de supporter Félix Baumgartner avant son saut dans l’espace, placardée du taureau « Red Bull » ; à la voiture de Sébastien Loeb, encore et toujours signée en grande majorité « Red Bull », en passant par les émissions de télé, qui en viennent a être sponsorisées par des films à l’affiche (et inversement...c’est beau, l’entraide !). Si ça continue, TOUT sur TOUT sera placardé d’affiches de bouteilles de Coca, de couches Pampers, de Samsung Galaxy S4...C’est la crise, il faut vendre ? Il faut donc plus de pub ! Assommons le bas peuple à coups de yaourts et de pâtée pour chien ! 

Toujours est-il qu’on observe aujourd’hui une recrudescence de minutes ajoutées à chaque « page » de pub. En moyenne, une coupure pub dure 5 à 7 minutes, contre 2 à 5 minutes il y a quelques décennies. Plus de consommateurs, plus de publicité : c’est proportionnel, pour ainsi dire. 

 

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Jo'

 

Vous vous embêtez? Visionnez donc ce magnifique diapo! (si vous n'arrivez pas à le lire, cliquez sur actualiser)


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