Vous voulez aller au ciné ou regarder un DVD? Ne perdez pas votre temps pour choisir et lisez donc ces critiques!

Au bonheur des Ogres

 

Tout commence dans la tribu - que dis-je - le clan Malaussène, joyeuse ribambelle d'enfants de divers horizons, de demi-sœurs éparpillées, le tout réuni par un original: Benjamin Malaussène.

La trentaine tout juste acquise, ce marginal -qui n'en demeure pas moins attachant - passe ses journées à travailler dans un grand magasin de la capitale; "au bonheur parisien", référence inavouée au "bonheur des dames", de Zola. N'étant ni vraiment chargé de rayonnages, ou d'un secteur particulier, son job consiste en fait à débarrasser le magasin de tous les clients mécontents. Il passe donc  une certaine partie de son temps dans le bureau des réclamations, où l'attendant familles en colère, et caïds mal embouchés. Mais tous ressortent avec un point commun: ils ne remettront jamais les pieds ici. En effet la tactique élaborée avec la direction consiste, avec l'aide de la personne chargée du bureau des réclamations, à jouer une scène d'énooorme prise de bec où le pauvre Benjamin serait renvoyé à cause de tel appareil défectueux, et ce devant les personnes ayant porté plainte. Apitoyés devant tant de violence à l'égard de Malaussène, ils abandonnent les charges et s'en vont sans demander leur reste. C'est ainsi qu'on se débarrasse des clients trop "récurrents" au Bonheur Parisien, et que notre cher Benjamin joue le chien battu devant ses derniers. En fait, sur le papier, il est même Contrôleur technique, mais hors de ça, c'est tout simplement un gros arnaqueur!

Mais un jour, une explosion se déclenche dans le magasin, et tue un employé. Premier sur les lieux, Benjamin  est tout de suite suspecté par la police. Vont ensuite suivre plusieurs autres explosions, supprimant à chaque fois un ou une des plus âgé(e)s des employé(e)s. Présent à chacune d'elles, il va devenir suspect n°1 dans cette sombre affaire. Mais ces explosions vont faire remonter à la surface une tout autre affaire vieille de plusieurs dizaines d'années, et pourraient bien avoir un lien avec des disparitions d'enfants dans le magasin dans les sixties-seventies.

Aidé d'une journaliste-charmeuse-voleuse-amoureuse, et d'un collègue des pays du grand nord, une course contre la montre va s'engager avant que le terroriste frappe de nouveau, et que la police ne parvienne à les coincer.

 

Mon avis:

 

Non sans nous rappeler le concept de l'anti-héros, Malaussène, campé par Raphaël Personnaz; enchaînant boulettes sur boulettes, en devient quasiment attachant. Sa situation familiale, complexe, (une mère en vadrouille, et enceinte 12 mois/12, et des demi-frères et sœurs d'un peu tous les Français...) pourra rappeler à certains les colocations à Paris, à 8 dans un 9 m², pour quelques 700 € de loyer mensuel...Mais toujours est-il que même si certaines scènes sont parfois sur jouées, et que l'on sent derrière un jeu d'acteur qui fait mumuse avec son texte, ce personnage-là est en quelques sortes le miroir de quelques-unes de nos facettes, et c'est là la clef de la séduction du public: l'identification, le reflet du spectateur. Bon point aussi pour Bérénice Béjo, qui campe, comme à son habitude, parfaitement son personnage - ici la journaliste futée et prête à tout; et qui ne manque pas d'apporter un brin d'action au film. On retrouve aussi Guillaume de Tonquédec, de la série "Fais pas ci, fait pas ça", affublé d'une barbe de 3 jours (ça fait bizarre, mais on s'en remet vite) et d'un costard, pour son rôle de directeur du grand magasin.

 

A noter; la présence de jeunes acteurs, interprétant les demi-frères et sœurs de Malaussène. Sachez, pour leur défense, que malgré leur jeune âge, ils n'ont pas à pâlir devant les poids lourds tels que Miss Béjo, car ils font partie de cette génération d'acteurs qui se bonifie: avant on trouvait Judy Garland, puis les enfants aux voix de constipé dans la Petite maison dans la prairie. Mais depuis quelques années, le ton est plus naturel. Tant mieux, j'ai envie de dire.

Le film, en fait adapté du roman de Daniel Pennac, paru en 1988; ne reçoit pas que de bonnes critiques, ces dernières dénonçant le "brouillon" et une certaine incompréhension à la sortie de salle. MAIS IL N'EN EST RIEN! (Enfin, en ce qui me concerne...). J'ai justement trouvé que le film avait cet avantage d'être plutôt compréhensible et clair, malgré une ou deux scènes où une girafe débarque alors qu'il sont en pleine course poursuite. A l'heure des superproductions hollywoodiennes apocalyptiques( Gravity, Elysium, Pacific Rim...) , il est parfois bon de se rappeler le bon vieux cinoche bien d'chez nous, et de savourer un film aux couleurs locales. Pour conclure, "Au bonheur des Ogres" est le film à voir en famille, sur son canapé, l'histoire d'une soirée. Ce n'est sûrement pas le plus nul des films, mais ni le meilleur. Cependant; on rigole bien, l'histoire est intéressante, les acteurs jouent bien - d'un point de vue novice - bref; "Que demander de plus?!".

 

Jo'

Tiens, on dirait Bernadette Chirac!
Tiens, on dirait Bernadette Chirac!

Mission impossible: protocole fantôme.

 

Lors d'une mission à Budapest, un agent de l'IMF est assassiné par la tueuse à gage Sabine Moreau. Cette dernière lui vole une mallette contenant des codes de lancement nucléaires, eux-mêmes volés par l'agent tué. 

L'agence "Mission impossible" va alors être contactée pour récupérer les codes, mais un problème subsiste: un des agents pilliers, Etan Hunt, est emprisonné à Moscou pour une raison inconnue.

Les agents Dunn et Carter vont alors mener une opération pour faire sortir Hunt de prison. La manoeuvre est un succès, et, à peine sortit, Hunt se voit confier une nouvelle mission: accompagné de ses libérateurs, il va devoir se mettre sur la piste des codes de lancement nucléaire. 

Pour se faire, il va traquer un dénommé Cobalt, sensé être l'employeur de Sabine Moreau. Hunt et son équipe vont infiltrer le Kremlin, à Moscou, dans le but de trouver des documents sur Cobalt, mais ceux-ci ont disparut, dérobés par ce dernier. Et -parce qu'il faut bien un chouïa d'effets spéciaux - en prime et en souvenir de son passage à Moscou, Cobalt va faire exploser une partie du Kremlin, rendant pour responsable l'agence "Mission impossible". Le président américain va alors initier le Protocole fantôme: l'agence est désavouée et fermée...enfin, officiellement.

Car c'est sans compter sur l'intervention du ministre Théodore Brassel, qui va inciter Hunt à poursuivre sa traque, et à empêcher au monde de courir le risque d'une guerre nucléaire. Mais un attentat armé va tuer le ministre, laissant son analyste, William Brandt, et Hunt à leur merci. ils vont alors rejoindre le reste de l'équipe, et poursuivre la mission aux quatre coins du monde, entre explosions, castagne, gadgets, décolletés vertigineux, et voitures futuristes. 

 

Mon avis: Fidèle au cocktail traditionnel de TNT, de femmes fatales (on ne verra jamais dans ce genre de films la ménagère de 45 ans, à la poitrine tombante et aux jambes cagneuses!), et de truands endimanchés, ce 4° volet de la saga n'en demeure pas moins "sympathique", gai et jovial. On pourra aussi noter la présence de scènes époustoufflantes (des scènes d'action, quoi...), comme à Dubaï, avec la fameuse séquence que vous avez du voir, où Hunt escalade la plus haute tour du monde. Tom Cruise soulève cependant une interrogation: en 17 ans de "Mission impossible", l'acteur semble ne pas avoir prit une ride. Bien que la magie du maquillage opère, on se demande quand même si il joue pas un peu les bimbos repulpées de partout.

Resté dans la lignée des précédents opus, Protocole fantôme est, comme on pourrait s'entendre le dire, un bon cru! Pour aller plus loin; la série, c'est comme le vin: ça se bonifie avec l'âge.

 

Jo'

Cheval de guerre

 

En 1914, aux prémices de la première guerre mondiale, un fermier anglais achète un cheval jugé trop « noble » par les autres, et pas apte à labourer la terre. Cela se passe dans le Devon, une région en Angleterre. Son fils, Albert, adolescent, va alors entreprendre de le dresser et va s’occuper de lui. Une véritable amitié entre l’homme et l’animal va alors se tisser.

Mais la guerre n’épargne rien ni personne, et le cheval, surnommé « Joey », va être vendu pour subvenir aux besoins financiers de la famille, au plus grand regret du garçon. Vendu à un officier anglais, l’animal va vite faire preuve d’un grand courage et d’une docilité exemplaire pour sauver sa peau, quand l’officier est tué lors d’une bataille en France. Il va alors passer de mains en mains (l’armée allemande, deux soldats déserteurs, une petite fille et son grand-père, puis encore l’armée allemande), et surmonter les étapes. Fort de son mental et de sa carrure, il va survivre 4 ans durant, entre batailles, morts et péripéties en tous genres. Mais, lors de la bataille de la Somme, en 1918, il va s’échapper et s’égarer dans le No man’s land, d’où personne n’est sensé revenir.Désorienté, il va alors être pris dans des fils barbelés, et se débattre pour rester piéger en vain. Deux soldats, pourtant opposés par la guerre, vont tout de même s’unir pour lui faire retrouver sa liberté. Joey se retrouve alors, par le plus grand des hasards, dans le camp anglais, et va retrouver son maître d’origine, Albert, qui entre temps a obtenu l’âge de se battre. Blessé, et aveugle momentanément, c’est en imitant le bruit de la chouette – bruit auquel le cheval réagissait – qu’il va localiser son cheval, et réciproquement. Je vous en dis pas plus sur la fin, sauf pour la scène finale où tout le monde se sert dans les bras… !

 

Mon avis :

Magnifique film, très bien interprété en particulier par un seul acteur : Joey ! Les paysages splendides du Devon sont fortement appréciables, comparé aux scènes de batailles et de mort. Au fil des rencontres, on suit le destin tragique de plusieurs personnages, comme les deux jeunes soldats déserteurs, fusillés pour manquement à l’ordre ; ou un grand-père et sa petite-fille, morte plus tard pendant la guerre. Mais Joey va aussi faire la rencontre d’un fidèle allié, un autre cheval noir, qui le suivra durant une bonne partie de son périple ; et c’est là que Steven Spielberg nous montre l’affection et l’intelligence dont peuvent faire preuve les chevaux : ils vont en effet s’entraider pour surmonter les épreuves, et se soutenir mutuellement, comme deux acolytes.

Plusieurs scènes sont en revanche quasiment insoutenables, comme celle où Joey est pris dans des barbelés, et que la caméra le filme de manière à faire ressentir au spectateur la souffrance du cheval. On le voit ainsi se débattre, et hennir effroyablement, pour finalement se retrouver ensanglanté, et entouré de fil barbelé. Loin d’être un film où les poneys gambadent dans les prés, et flirtent avec les papillons 24h/24, «Cheval de guerre » nous fait aussi part de l’enfer des tranchées, avec des scènes très réalistes et troublantes, comme la bataille de la Somme.

Et, chose miraculeuse, on peut se prendre à être du côté des allemands durant la période où ils détiennent le cheval, car ils ne sont, contrairement à l’accoutumée, pas décrits comme sanguinaires, mais aussi comme victimes à part entière du conflit de 14-18. Malgré les 2h15 de pellicule, c’est un film émouvant et troublant, nous montrant la violence de la guerre d’une manière très réaliste.   

 

Jo'

Les Profs

 

"Aux pires élèves, les pires profs..."

 

La seule solution pour sauver le lycée Jules Ferry ?... La seule solution pour sauver le pire lycée de France ?... La seule solution pour passer de 12% de réussite au baccalauréat à 50% en une année ?

La seule ? Peut être.

La meilleure ? Sûrement pas !

Entre le prof d'histoire amoureux de la prof d'allemand et passionné uniquement par Napoléon, le prof de maths en mode touriste, la prof d'anglais qui semble avoir pour méthode pédagogique le lancer de craies sur élèves, le prof de sport qui ne jure que par les sports extrême...ments bizarres, le seul prof de philo qui à le droit de boire pour que ses cours soient compréhensibles et la prof de français qui fais plus tourner la tête des élèves qu'elle ne les remplit de connaissances... c'est pas gagné !

Tout ce monde, complètement fêlé mais terriblement attachant, donne du file à retordre au proviseur, mais aussi aux élèves !

 

Porté par un casting fantastique et un scénario hilarant, ce film qui reprend les bases de la BD "Les Profs", est tout simplement génial ! Il apporte une vision plutôt juste des adolescents et pas trop caricaturale. Et si il y a UN acteur ado qui collait par-fai-te-ment avec son personnage, c'est bien Kev Adams, qui montre d’ailleurs ses grandes qualités d'acteur dans ce film, avec un rôle taillé sur mesure, et qui correspond parfaitement à son humour. Tous les comédiens sont excellents, mais j'avoue que j'ai eu un faible pour le personnage et le jeu de Christian Clavier, qui interprétait M.Cutiro, le professeur de maths.

Pour conclure : un film à voir avec ses ami(e)s pour une sortie réussie !

 

Ma'

Jappeloup...

 

...ou l’histoire exceptionnelle d’un cavalier et de son cheval

 

Le film Jappeloup, sorti en salle récemment, raconte l’histoire vraie de Pierre Durant, ancien cavalier de l’équipe de France de saut d’obstacle, et de son cheval Jappeloup, avec qui il a remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Si le cavalier était véritablement présent sur le tournage, c’est Guillaume Canet qui l’a interprété à l’écran. Lui-même ancien cavalier de l’équipe de France junior, il a tout de même dû reprendre l’entrainement pour se remettre à niveau car il n’est pas doublé dans le film : c’est vraiment lui qui saute les barres à 1m50 (et plus!) ! Le réalisateur, lui aussi ancien cavalier, nous offre des prises des vues exceptionnelles, ce qui permet de "vivre" les parcours d’obstacles comme si on y était. Les 2 heures et quelques du film, qui peuvent paraître un peu longues pour qui ne s’intéresse pas aux concours équestres, retracent magnifiquement le début de carrière de Jappeloup, petit cheval de seulement 1m58 au garrot, que rien ne destinait une carrière au niveau mondial. Ce film montre aussi le déchirement d’un homme, Pierre Durant, face à un choix : sa vie professionnelle d’avocat ou sa passion pour l’équitation. Un film émouvant, captivant et remarquablement bien joué... pour résumer, c’est LE film à voir si vous aimez l’équitation !

 

Ma'

Astérix et Obélix au service de sa Majesté

 

"Ils sont fous ces British !"

 

- Little résumé:

Après James Bond, la Queen fait de nouveau appel à des héros pour assurer sa protection ainsi que celle de son pays. Nos chers et moustachus Gaulois interprétés par l’éternel Gérard Depardieu et l’intrépide Edouard Baer (après Christian Clavier et Clovis Cornillac) se retrouvent en Grande Bretagne pour une fois de plus mettre des bâtons dans les roues (du char romain) du very grand Jules César. Au cours de leurs nombreuses péripéties, ils affrontent les good manières British, les Normands (et même une espèce rare, les Normands éduqués) et les armées de César.

 

- The best critique:

Un film humoristique comme on les aimes ! L’adaptation de two BD de Goscinny et Uderzo : Astérix et les Normands and Astérix chez les Bretons est une vraie réussite grâce au splendide casting du réalisateur Laurent Tirard. En plus des deux acteurs principaux, de célèbres acteurs tel que Valérie Lemercier, Fabrice Lucchini, Catherine Deneuve ou encore Guillaume Gallienne de la Comédie-Française.

 

Ma' et Am'

Vous vous embêtez? Visionnez donc ce magnifique diapo! (si vous n'arrivez pas à le lire, cliquez sur actualiser)


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